BIOGRAPHIE
Biographie
De nationalité suisse et française, né en 1956, Paul Brunner vit et travaille à Prilly.
Activité artistique (peinture, sculpture, performances, commissaire d’expositions, animation) et expositions en Suisse et à l’étranger depuis plus de 30 ans. Séjour prolongé en Chine et à Berlin. Nombreux voyages, entre autres, en Inde, en Indonésie et en Australie. Master de la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’université de Genève.
Son œuvre se révèle au travers d’une démarche où la trace, l’empreinte, le geste et la couleur dialoguent, racontent, prennent forme dans des « Dualités tracées » et s’inscrivent dans des thématiques, entre autres : « Paysages cursifs », « Continuité-Rupture », « Contenant-Contenu », « Présence-Absence », « Mobile-Immobile », « Rive-Dérive », « Figuration-Abstraction ».
Ses œuvres ont été acquises par des collections publiques et privées en Suisse,, France, Hollande, Belgique, Allemagne, Espagne, Canada, Japon et Arabie saoudite.
Notes de l’artiste à propos des thématiques abordées
Au fur et à mesure de ces quarante années d’activité et de création, ma peinture a évolué et s’est développée selon différentes thématiques qui se sont imposées à moi.
Le sens que je désire donner à mon expression picturale se situe dans la tentative de mettre en scène, de façon abstraite, ces thématiques par les formes, les couleurs et les nuances.
THEMATIQUES
(souvent traitées simultanément)
Corps et Graphie (dès 2024)

Je propose une vision abstraite de l’art d’organiser l’espace et structurer les mouvements issus des capacités cinétiques du corps humain; ceci afin de communiquer une intention, une émotion, une situation.
Peinture et Traces (dès 2019)

En référence à René Char : « le poète doit laisser des traces non des preuves de son passage. Seules les traces font rêver »
La trace n’est pas la preuve de l’objet, du sujet. Ce n’est qu’une marque de sa présence passée. La trace peut également renvoyer à la disparition/la perte de l’objet, du sujet. Mes « Traces » en peinture sont l’expression d’une volonté de questionner, d’amener chacun à imaginer ce qu’aurait pu être le tableau « avant » qu’il ne disparaisse partiellement pour ne laisser apparaître que sa trace ; autrement dit donner la place à chacun de rêver!
Transfiguration (dès 2018)

Vision partiellement abstraite de portraits imaginés. Tels dans l’approche cursive, le signe et le geste au pinceau révèlent un état d’âme ou un tempérament. Le peintre propose une vision transposée de la figuration laissant apparaître les zones d’ombre et de turbulence de l’individu ou ses marques du temps qui passe, de l’épreuve ou de l’apparence déguisée!
Paysages cursifs (dès 2000)

Le geste du peintre est issu du subconscient. Il tente de communiquer une correspondance avec l’univers et ses quatre éléments : le flamboiement du feu, le jaillissement de l’eau, la fluidité de l’air, les ravages de la terre, ses points de tension …
Dualités (dès 2001)
Une dimension/une caractéristique /une notion n’apparaissent que par la présence de leur opposée à leur côté. Pour exemple, le « clair » n’est perceptible que par la présence d’un « obscur » à proximité ou s’y réfère implicitement en tous les cas. Un élément et son « contraire », son « opposé » sont présents et s’alimentent. D’où l’apparition de dualités opposées mais coexistantes dans les titres: Continuité/Rupture ; Mobile/Immobile ; Présence/Absence ; Contenant/Contenu.
Les raisons du choix de ces thématiques duales dans ma création sont évidentes pour moi dans la mesure où elles renvoient à des problématiques d’actualité (climat, migration, réseaux sociaux) et suscitent un questionnement incontournable :
- Pour affronter l’urgence climatique, peut-on se permettre de rester dans une logique de continuité ? La rupture s’impose-t-elle ?
- Face aux enjeux du futur, faut-il augmenter la mobilité ou au contraire tenter de la réduire ? Augmenter les rives (l’accueil, la stabilité) pour réduire les dérives (les drames, les débordements)?
Passage (dès 2016)
Ce qui m’attire dans l’approche picturale chinoise, c’est le fait qu’une peinture, un dessin est un élément d’un tout beaucoup plus grand et vaste que le tableau lui-même. Ce n’est qu’une partie d’un tout. Dans « Passage », c’est proposer un cheminement en mouvement et en devenir un peu similaire où chaque toile exprime l’étape entre un « avant » et un « après », un « en-dessous » et « au-dessus », un « en-deçà » et un « au-delà ».
Abstraction lyrique (1983-2000)
Parcours artistique s’inscrivant dans le courant de l’abstraction lyrique tout en laissant libre cours à l’imagination, à la spontanéité du geste et à l’influence de la calligraphie: traces de voyages en Asie et de séjours prolongés en Chine et à Berlin.
Biography
A Swiss and French national born in 1956, Paul Brunner lives and works in Prilly near Lausanne in French-speaking Switzerland. Master’s degree from the Faculty of Psychology and Educational Sciences at the University of Geneva.
Artistic activity (painting, sculpture, performances, exhibition curator, animation) and exhibitions in Switzerland and abroad for over 40 years.
Extended stays in China and Berlin. Numerous trips to India, Indonesia , Europe and Australia.
His work is revealed through an approach in which traces, imprints, gestures and colours interact, tell stories, take shape in Dualités tracées (Traced Dualities) and are incorporated into themes: Traces, Transfiguration, Paysages cursifs (Cursive Landscapes), Continuity-Rupture, Container-Content, Presence-Absence, Mobile-Immobile and Shore-Drift.
His works have been acquired by public and private collections in Switzerland, France, Holland, Belgium, Germany, Spain, Canada, Japan, and Arabia.
Artist's Notes on the Themes Explored.
Over these forty years of activity and creation, my painting has evolved and developed according to various themes that have imposed themselves upon me.
The meaning I wish to give to my pictorial expression lies in the attempt to stage these themes, in an abstract way, through forms, colors, and nuances.
THEMES
(often addressed simultaneously)
BODY AND GRAPHIC DESIGN (FROM 2024)

I propose an abstract vision of the art of organizing space and structuring movements derived from the kinetic capabilities of the human body; this in order to communicate an intention, an emotion, a situation.
PAINTING AND TRACES (SINCE 2019)

In reference to René Char: “The poet must leave traces, not proof of his passage. Only traces inspire dreams.”
A trace is not proof of the object or the subject. It is merely a mark of its past presence. A trace can also refer to the disappearance or loss of the object or the subject. My “Traces” in painting are the expression of a desire to question, to lead each viewer to imagine what the painting might have been “before” it partially disappeared, leaving only its trace; in other words, to give everyone the space to dream!
Transfiguration (since 2018)

Partially abstract visions of imagined portraits. Like the flowing lines of the brushstrokes, the marks and gestures reveal a state of mind or temperament. The painter offers a transposed vision of figuration, revealing the shadows and turbulence of the individual, or the marks of passing time, hardship, or disguised appearance.
CURSIVE LANDSCAPES (FROM 2000)

The painter’s gesture originates from the subconscious. He attempts to communicate a correspondence with the universe and its four elements: the blaze of fire, the gushing of water, the fluidity of air, the ravages of the earth, its points of tension…
DUALITES (FROM 2001)
A dimension, a characteristic, or a concept only appears through the presence of its opposite. For example, « light » is only perceptible through the presence of « darkness » nearby, or at least implicitly refers to it. An element and its « contrary, » its « opposite, » are present and nourish each other. Hence the appearance of opposing yet coexisting dualities in the titles: Continuity/Rupture; Mobile/Immobile; Presence/Absence; Container/Content.
The reasons for choosing these dual themes in my work are clear to me, as they address current issues (climate, migration, social media) and raise unavoidable questions:
- To confront the climate emergency, can we afford to remain within a logic of continuity? Is a break necessary?
- Faced with the challenges of the future, should we increase mobility or, on the contrary, try to reduce it? Should we increase the shores (welcoming, stability) to reduce the excesses (tragedies, overflows)?
Passage (from 2016)
What attracts me to the Chinese pictorial approach is the fact that a painting, a drawing, is an element of a whole much larger and more expansive than the painting itself. It is only a part of a whole. In « Passage, » the aim is to propose a journey in motion and becoming, somewhat similar, where each canvas expresses the stage between a « before » and an « after, » a « below » and an « above, » a « this side » and a « beyond. »
LYRICAL ABSTRACTION (1983-2000)
An artistic journey situated within the lyrical abstraction movement, while giving free rein to imagination, the spontaneity of gesture, and the influence of calligraphy: traces of travels in Asia and extended stays in China and Berlin.
Biografie
Paul Brunner, Schweizer und französischer Staatsbürger, geboren 1956, lebt und arbeitet in Prilly bei Lausanne in der Westschweiz. Master der Fakultät für Psychologie und Erziehungswissenschaften der Universität Genf.
Seit über 40 Jahren künstlerisch tätig (Malerei, Bildhauerei, Performances, Ausstellungskurator, Animation) und Ausstellungen in der Schweiz und im Ausland. Längerer Aufenthalt in China und Berlin. Zahlreiche Reisen nach Indien, Indonesien und Australien.
Sein Werk offenbart sich durch einen Ansatz, bei dem Spuren, Abdrücke, Gesten und Farben miteinander in Dialog treten, erzählen, in „gezeichneten Dualitäten” Gestalt annehmen und sich in Themen einfügen: Spuren, Verklärung. Kursive Landschaften, Kontinuität-Bruch, Behälter-Inhalt, Anwesenheit-Abwesenheit, Beweglich-Unbeweglich, Ufer-Abdrift.
Seine Werke wurden von öffentlichen und privaten Sammlungen in der Schweiz, Frankreich, Holland, Belgien, Deutschland, Spanien, Kanada, Japan und Saudi-Arabien erworben.
Anmerkungen des Künstlers zu den behandelten Themen
In den vergangenen vierzig Jahren meiner Tätigkeit und meines Schaffens hat sich meine Malerei im Laufe der Zeit anhand verschiedener, mich beschäftigender Themen weiterentwickelt.
Die Bedeutung, die ich meinem Bildausdruck verleihen möchte, liegt im Versuch, diese Themen abstrakt durch Formen, Farben und Nuancen zu inszenieren.
THEMEN
(oftmals gleichzeitig behandelt)
KÖRPER UND GRAFIK (AB 2024)

Ich entwickle eine abstrakte Vision der Kunst, Raum zu organisieren und Bewegungen zu strukturieren, die aus den kinetischen Fähigkeiten des menschlichen Körpers hervorgehen. Dies dient dazu, eine Intention, eine Emotion oder eine Situation zu vermitteln.
MALEREI UND SPUREN (AB 2019)

In Anlehnung an René Char: „Der Dichter muss Spuren hinterlassen, keine Beweise seines Wirkens. Nur Spuren lassen uns träumen.“ Die Spur ist kein Beweis für das Objekt, das Subjekt. Sie ist lediglich ein Zeichen seiner vergangenen Präsenz. Die Spur kann auch auf das Verschwinden/den Verlust des Objekts, des Subjekts verweisen. Meine „Spuren“ in der Malerei sind Ausdruck des Wunsches, Fragen zu stellen und jeden Betrachter dazu anzuregen, sich vorzustellen, wie das Gemälde gewesen sein mag, bevor es teilweise verschwand und nur seine Spur hinterließ; mit anderen Worten: jedem Raum zum Träumen zu geben!
Transfiguration (seit 2018)

Teilweise abstrakte Visionen imaginärer Porträts. Wie in der Kursivmalerei offenbaren Zeichen und Pinselstrich einen Gemütszustand oder ein Temperament. Der Maler bietet eine transponierte Sicht der Figuration und enthüllt die Schatten und Turbulenzen des Individuums oder die Spuren der Zeit, von Entbehrungen oder eines verborgenen Erscheinungsbildes!
KURSIV-LANDSCHAFTEN (SEIT 2000)

Die Geste des Malers entspringt dem Unterbewusstsein. Er versucht, eine Verbindung zum Universum und seinen vier Elementen herzustellen: die lodernde Flamme des Feuers, das Tosen des Wassers, die Fließkraft der Luft, die Verwüstungen der Erde, ihre Spannungsfelder…
DUALITEN (AUS DEM JAHR 2001)
Eine Dimension/Eigenschaft/ein Konzept erscheint nur durch die Anwesenheit ihres Gegenteils. So ist beispielsweise „Licht“ nur durch die Anwesenheit von „Dunkelheit“ in der Nähe wahrnehmbar oder verweist zumindest implizit darauf. Ein Element und sein „Gegenteil“, sein „Entgegengesetztes“, sind präsent und nähren einander. Daher das Auftreten gegensätzlicher, aber koexistierender Dualitäten in den Titeln: Kontinuität/Bruch; Beweglichkeit/Unbeweglichkeit; Anwesenheit/Abwesenheit; Behälter/Inhalt.
Die Gründe für die Wahl dieser dualen Themen in meiner Arbeit sind mir klar, da sie aktuelle Probleme (Klima, Migration, soziale Medien) ansprechen und unausweichliche Fragen aufwerfen:
- Können wir es uns leisten, angesichts der Klimakrise in einer Logik der Kontinuität zu verharren? Ist ein Bruch notwendig?
- Angesichts der Herausforderungen der Zukunft: Sollten wir die Mobilität erhöhen oder im Gegenteil versuchen, sie einzuschränken? Sollten wir die Küsten (Gastfreundschaft, Stabilität) erweitern, um die Exzesse (Tragödien, Überschwemmungen) zu verringern?
ÜBERGANG (SEIT 2016)
Was mich an der chinesischen Bildsprache fasziniert, ist die Tatsache, dass ein Gemälde, eine Zeichnung, ein Element eines viel größeren und umfassenderen Ganzen ist. Es ist nur ein Teil des Ganzen. In „Übergang“ geht es darum, eine Reise der Bewegung und des Werdens darzustellen, in gewisser Weise ähnlich, wobei jede Leinwand die Phase zwischen einem „Vorher“ und einem „Nachher“, einem „Unten“ und einem „Oben“, einer „diesen Seite“ und einem „Jenseits“ ausdrückt.
LYRISCHE ABSTRAKTION (1983–2000)
Eine künstlerische Reise, die in der lyrischen Abstraktion verwurzelt ist und gleichzeitig der Fantasie, der Spontaneität der Geste und dem Einfluss der Kalligrafie freien Lauf lässt: Spuren von Reisen in Asien und längeren Aufenthalten in China und Berlin.
