Biographie

De nationalité suisse et française, né en 1956, Paul Brunner vit et travaille à Prilly.

Activité artistique (conception et réalisation de décors de théâtre, performances, commissaire d’expositions, animation) et expositions en Suisse et à l’étranger depuis plus de 30 ans. Séjour prolongé en Chine et à Berlin. Nombreux voyages, entre autres, en Inde, en Indonésie et en Australie. Master de la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’université de Genève.

Son œuvre se révèle au travers d’une démarche où la trace, l’empreinte, le geste et la couleur dialoguent, racontent, prennent forme dans des « Dualités tracées » et s’inscrivent dans des thématiques, entre autres : « Paysages cursifs », « Continuité-Rupture », « Contenant-Contenu », « Présence-Absence », « Mobile-Immobile », « Rive-Dérive », « Figuration-Abstraction ».

Si le geste du peintre est intuitif, issu du subconscient, peindre pour lui est une nécessité intérieure et l’expression d’une confrontation avec l’extérieur. Paul Brunner tente de communiquer un état d’âme, une perception, une correspondance avec l’univers.

Ses œuvres ont été acquises par des collections publiques et privées en Suisse, en France, au Canada, en Hollande, en Espagne, au Japon et en Arabie saoudite.

Traces (dès 2019)

Paul Brunner - Traces
Paul Brunner - Traces

Transfiguration (dès 2018)

Paul Brunner - peinture - Figuration-Abstraction

Thématique qui propose une vision partiellement abstraite de portraits imaginaires. Tels une approche cursive, la trace, le signe et le geste, perceptibles dans les toiles, révèlent une expression toujours aussi dynamique de l’artiste au travers d’une vision transposée de la figuration.

Dualités tracées

Thématiques parfois simultanées, au cours des années.

Mobile – Immobile (dès 2017)

Paul Brunner - peinture - Mobile-Immobile

A l’image de ce qui se passe au quotidien bien souvent, l’expression picturale de l’artiste est partagée entre mouvement et arrêt, entre agitation et tranquillité. Sans aucun doute, manifestation du tempérament du peintre mais aussi son besoin de contemplation, de réflexion, de méditation.

« J’y vois tout de suite, par exemple dans « Duo-duel », une force éruptive ascensionnelle, où l’on trouve néanmoins des zones figées. On peut aussi y sentir une sorte d’évanescence de la peinture, soit qu’elle naisse sous notre regard, soit qu’elle disparaisse » P. Hügli. ph+arts No 130. 2017.

Rive - Dérive (dès 2016)

Paul Brunner - peinture - Rive-Dérive

Flux et reflux des individus, des événements, des objets avec tout ce que cela comporte comme violence sous toutes ses formes.

Présence - Absence (dès 2015)

Paul Brunner - peinture - Présence-Absence

La collaboration avec le poète et ami de longue date, François Rossel, autour du thème de la disparition de personnes chères, présence évanescente, comme point de départ de cette dualité. Traces, signes et formes se réinventent dans des univers moins mouvementés et plus intimistes que par le passé et faits d’apparitions et de retraits. Destin tragique, le poète décède à fin 2015 d’un cancer foudroyant alors qu’un projet d’édition était à bout touchant.

« Une autre manière d’évoquer la dualité « Présence-Absence » est indiquée par l’usage de sortes de strates qui pourraient aussi faire croire que ces éléments sont en train de disparaître, ou au contraire se révéler – comme si une troisième dimension marquait une sorte d’évanescence de la peinture » P. Hügli. ph+arts. 2016.

« Je peux ressentir dans les gestes appuyés de mon interlocuteur cette condition de contraste et de débordement. Présence, absence, une cascade de déséquilibres qui se confrontent pour finaliser une harmonie d’émotions qui se sont générées en cours de réalisation qui formaliseront, à la libre interprétation de chacun, la toile finalisée. » Olivier Ferrari (extrait de l’ouvrage Paul Brunner. Dualités tracées. Edt FerrariArtGallery. 2016).

« Présence-Absence évoque délicatement le visible et le non-visible. Dans des tonalités beiges émergent, discrètement, des signes d’une musicalité tout orientale ». MDL. La Liberté. 2015.

Contenant-Contenu (2014)

Paul Brunner - peinture - Contenant - contenu

L’année 2014 marque une nouvelle étape. Changements de support (la toile) et de thème.

Des thèmes précédents « Continuité-Rupture » et « Paysages Cursifs », l’artiste passe à celui de « Contenant-Contenu » où la fulgurante solidité du contenu répond à l’apparente fragilité du contenant. Des formes arrondies laissant évoquer les contours de récipients, semblent libérer, en leur sommet, une force vitale fougueuse et en expansion. C’est à cet endroit précis que l’on retrouve les formes cursives des peintures précédentes, sinueuses et fantasques.

Evolution nouvelle également en sortant de l’univers chromatique habituel pour naviguer vers d’autres tonalités.

Continuité-Rupture (2013-2001)

Paul Brunner - peinture - Continuité - Rupture

Sans refuser l’apparition de références à une certaine figuration transposée, l’artiste, par une approche abstraite, reste lié à l’expérience vécue qui le conduit de points de tension (contrainte et libération du mouvement) en passant par d’apparentes contradictions (entre ombre et lumière, entre transparence et opacité, entre force et faiblesse, entre tendresse et agressivité, …) vers des univers qui se séparent tout en se confondant.

Paysages cursifs (dès 2000)

Paul Brunner - peinture - Paysages cursifs

Le geste du peintre est issu du subconscient. Il tente de communiquer une correspondance avec l’univers : le flamboiement du feu, le jaillissement de l’eau, la fluidité de l’air, les ravages de la terre, ses points de tension …
Le peintre cherche son inspiration au plus profond de lui-même pour laisser s’exprimer dans l’oeuvre un dialogue chromatique en expansion. Tout en laissant libre cours à son imagination et à la spontanéité du geste, l’influence de la calligraphie est manifeste: traces de voyages en Asie et d’un séjour prolongé en Chine.

« Tout bouge, rien n’est stable. Comme la vie. Comme le monde. En imbriquant à la fois l’impétuosité des élans du moi à l’occidentale et une quête de sérénité à l’extrême orientale ». F. Jaunin, 24Heures, 2009.

Abstraction lyrique (2000-1983)

Parcours artistique s’inscrivant dans le courant de l’abstraction lyrique tout en laissant libre cours à l’imagination, à la spontanéité du geste et à l’influence de la calligraphie: traces de voyages en Asie et de séjours prolongés en Chine et à Berlin.